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des nouvelles installations de chauffage fonctionnent aujourd’hui avec des énergies renouvelables.
Les pompes à chaleur prélèvent l’énergie présente dans l’environnement pour produire de la chaleur destinée au chauffage et à la préparation d’eau chaude. En été, elles peuvent également rafraîchir les pièces en évacuant la chaleur vers l’extérieur. Cette polyvalence explique leur succès croissant : à long terme, les pompes à chaleur réduisent les coûts d’exploitation et la consommation d’énergie. Elles constituent donc un choix rentable.

des nouvelles installations de chauffage fonctionnent aujourd’hui avec des énergies renouvelables.
des bâtiments de Suisse sont chauffés par une pompe à chaleur – et ce taux atteint même 60 % pour les constructions neuves.
Les pompes à chaleur captent une chaleur neutre en CO2 à partir de ressources renouvelables. Lorsqu’elles sont en outre alimentées par de l’électricité d’origine renouvelable, leur impact environnemental s’en trouve encore réduit.
Les pompes à chaleur peuvent généralement être raccordées aux installations en place, qu’il s’agisse de radiateurs ou de chauffage au sol, ce qui facilite leur adoption.
On appelle « pompe à chaleur » l’appareil qui capte la chaleur présente dans l’environnement et la rend utilisable. Le terme « installation de pompe à chaleur » désigne quant à lui l’ensemble du système de chauffage qui intègre la pompe à chaleur et distribue la chaleur dans le bâtiment.
Le principe est comparable à celui d’un réfrigérateur, mais inversé : alors que le réfrigérateur extrait la chaleur de son intérieur pour la rejeter vers l’extérieur, une pompe à chaleur prélève l’énergie contenue dans l’air, le sol ou l’eau pour la transférer au système de chauffage ou à l’eau chaude sanitaire. La dénomination des différents types de pompes à chaleur combine la source d’énergie (air, sol, eau) et le mode de distribution de la chaleur (généralement l’eau), d’où des appellations comme pompe à chaleur air‑eau.
Les pompes à chaleurs à entraînement électrique produisent 100 % de chaleur utilisable à partir de 20 à 35 % d’électricité (énergie d’entraînement) et de 65 à 80 % de chaleur issue de l’air, de l’eau (chaleur environnante) ou du sol (chaleur géothermique).
L’évaporateur transmet la chaleur à la pompe à chaleur. Dans l’évaporateur, un fluide frigorigène absorbe l’énergie provenant de la source (air, sol, eau) en passant de l’état liquide à l’état gazeux.
Le fluide frigorigène est comprimé dans le compresseur, qui fonctionne à l’électricité. La pression et la température augmentent. On peut observer un phénomène similaire avec une pompe à vélo : lorsqu’on gonfle un pneu, la pompe chauffe. C’est d’ailleurs de là que vient le mot « pompe » dans pompe à chaleur.
Le fluide frigorigène cède sa chaleur au système de chauffage (par exemple à l’eau du chauffage au sol). Il se refroidit et redevient liquide. Cela se produit dans le condenseur, grâce à un échangeur de chaleur. La chaleur est ensuite stockée dans le ballon d’eau chaude ou dans le réservoir tampon de l’installation.
La pression du fluide frigorigène est abaissée dans une vanne de détente, de sorte qu’il se refroidit davantage jusqu’à retrouver sa température initiale. On observe un phénomène comparable avec les sprays : lorsqu’on pulvérise longtemps, la bombe se refroidit significativement.
La plupart des bâtiments se prêtent à l’installation d’une pompe à chaleur. Même de nombreuses maisons anciennes non rénovées peuvent être chauffées efficacement avec une pompe à chaleur, moyennant quelques adaptations. Le type de pompe à chaleur le plus approprié dépend des conditions locales. Pour un fonctionnement efficace, une bonne isolation thermique du bâtiment est essentielle. Le système de chauffage doit être conçu pour des températures de départ basses, comme celles des chauffages au sol, muraux ou des radiateurs de grande surface.
Coûts d’exploitation et d’énergie plus faibles
Impact environnemental réduit et neutralité en CO₂ en cas d’utilisation d’électricité verte
Indépendance vis‑à‑vis des énergies fossiles et de leurs fluctuations de prix
Entretien réduit
Augmentation de la valeur du bien immobilier
Efficacité dépendante de l’isolation du bâtiment et du type de distribution de chaleur
Augmentation possible de la consommation d’électricité lorsque la résistance électrique s’active par basses températures extérieures
Coûts d’investissement plus élevés et amortissement plus long que pour les chauffages fossiles (mais coûts d’exploitation plus faibles)
Type de système | Maison individuelle (investissement, installation et ballon compris) | Immeuble collectif (investissement, installation et ballon compris) | Coûts d’exploitation annuels typiques (électricité) |
Pompe à chaleur air‑eau | env. 45 000 – 60 000 CHF | env. 70 000 – 110 000 CHF | 1000 – 1600 CHF/maison individuelle 3000–5000 CHF/immeuble collectif |
Pompe à chaleur sol‑eau | env. 55 000 – 80 000 CHF | env. 90 000 – 140 000 CHF | 800 – 1400 CHF/maison individuelle 2500–4500 CHF/immeuble collectif |
Pompe à chaleur eau‑eau | env. 60 000 – 85 000 CHF | env. 100 000 – 150 000 CHF | 700 – 1200 CHF/maison individuelle 2000–4000 CHF/immeuble collectif |
Les coûts d’investissement comprennent la pompe à chaleur, l’installation, le ballon de stockage, l’hydraulique ainsi que le forage (pour les sondes géothermiques). Les valeurs indiquées correspondent à des ordres de grandeur typiques observés en Suisse (état 2024/25).
Frais d’exploitation (électricité) :
PAC air-eau : la solution la meilleur marché à l’achat, mais avec des coûts d’exploitation relativement élevés (coefficient de performance : 3 à 3,5)
PAC sol-eau : investissement plus élevé, mais efficacité plus stable, notamment en hiver (coefficient de performance : 4 à 4,5)
PAC eau-eau : efficacité la plus élevée (coefficient de performance : 4,5 à 5), coûts d’électricité très bas, mais procédure d’autorisation et captage de la source plus complexes.
Les coûts indiqués pour les immeubles collectifs correspondent aux coûts globaux du système. Rapportés au nombre de logements, les frais d’exploitation par unité sont généralement légèrement inférieurs à ceux d’une maison individuelle.
Une planification soignée, un dimensionnement adéquat et une installation réalisée dans les règles de l’art ont une influence déterminante sur la consommation d’électricité d’une pompe à chaleur, permettant ainsi de réduire les coûts.
Le PAC système-module (PAC-SM) est un label destiné aux petites installations, telles qu’on en trouve dans les maisons individuelles et les petits immeubles collectifs. Il garantit une planification rigoureuse et une installation soignée. Dans de nombreux cantons, son obtention constitue une condition préalable à l’octroi de subventions. Les installations certifiées PAC-SM présentent une meilleure efficacité énergétique et consomment moins d’électricité.
Dans certains cantons, les pompes à chaleur de plus grande puissance – au‑delà de 15 kW – doivent faire l’objet d’une garantie de performance. Cette garantie est un accord entre les architectes, les planificateurs et les maîtres d’ouvrage visant à assurer un dimensionnement et une exécution optimaux. Elle est également une condition pour l’obtention du certificat PAC-SM. Vous trouverez davantage d’informations à ce sujet sur le site PAC système-module.
Garantie de performance Pompes à chaleur
2019-01-29Les pompes à chaleur de grande puissance modernes conviennent idéalement aux applications non standardisées dans les domaines du commerce, de l’industrie, des quartiers ou encore des bâtiments non résidentiels. Elles constituent une solution écologique et performante pour une production de chaleur économiquement avantageuse, contribuant ainsi de manière significative à la décarbonation de la Suisse. Leur puissance s’échelonne entre 100 et 1500 kilowatts, et elles peuvent produire des températures supérieures à 200 °C.
Elles permettent d’exploiter davantage des sources de chaleur renouvelables – telles que l’air, l’eau ou le sous-sol – dans un contexte industriel. Elles permettent également d’utiliser la chaleur résiduelle issue de processus industriels – par exemple la chaleur dégagée par des installations de production ou de refroidissement – pour alimenter des réseaux de chauffage à distance. Contrairement aux pompes à chaleur destinées aux bâtiments d’habitation ou aux petits bâtiments commerciaux, les grandes pompes à chaleur doivent être adaptées aux températures réellement disponibles dans les procédés – celles dont elles peuvent extraire la chaleur – ainsi qu’aux températures nécessaires pour alimenter le système. Leur intégration dans le système énergétique repose souvent sur une analyse pinch, méthode qui permet d’optimiser les flux de chaleur d’un site industriel.
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